Ebullition à London

Ça va être dur à encaisser, mais les mardis Mimi Mathy c’est fini ! L’éternelle excuse « Oui mais les artistes ne passent jamais dans ma ville » ne tient plus. Depuis un peu plus d’un an à présent, c’est plus dans ta ville qu’ils passent mais dans ton salon et l’ultime obstacle te séparant de leurs performances réside dans la qualité de ta connexion Internet. Je veux bien sur vous entretenir au sujet du concept londonien “Boiler Room” qui gagne et gagnerait beaucoup à être connu.
Son succès dans les sphères relativement inaccessibles de la hipsterie made in London n’est plus à faire. Pas vraiment un radio show, pas vraiment une soirée club,
le Boiler Room s’apparente à une plateforme live donnant carte blanche aux meilleurs représentants de la scène électronique actuelle
(navré pour ceux que je vais froisser mais je n’inclus pas les Guetta dans ce gotha). Mais tout l’intérêt de la chose réside en sa diffusion live tous les mardis soirs à travers ustream et donc disponible directement sur Internet via le site : http://boilerroom.tv/
Si les débuts du projet s’apparentent plus à des soirées privées entre amis londoniens, le succès dépassa rapidement son instigateur Blaise Bellville. Délaissant rapidement les locaux de Hackney pour rejoindre le quartier de Elephant and Castle dans le sud de Londres et s’installer dans le warehouse de Corsica Studios, le show présente déjà un palmarès impressionnant : DJ Shadow, Friendly Fires, Motor City Drum Ensemble, Canblaster, Mosca, Carl Craig, Redinho, Lone, Jamie XX, James Blake, Tom Trago… J’en passe et des meilleurs. Pour vous donner une idée de l’intérêt suscité, même Thom Yorke s’est fendu d’un mix d’une trentaine de minutes.
Récemment quelques délocalisations ont eu lieu dans la ville de Berlin (où d’autre auraient-elles pu avoir lieu?) et soyez sûr que la programmation n’est pas prête de se tarir. Alors tous à vos agendas, bloquez vos mardis car désormais le rendez-vous est pris.
Motor City Drum Ensemble à Berlin
Canblaster en back 2 back avec DJ Asma
Tom Trago à l\’occasion de la soirée du label Rush Hour





