Alt-J (Δ), une nouvelle vague

Tout commence par un message : “Écoute ça, c’est vraiment super bien. Meilleur album de l’année !”, suivi d’un lien Deezer. Intrigant, non ? Assez, étant donné que, deux jours plus tard, le nom du groupe apparaît dans la 111e édition de la PDD. C’est décidé, il faut l’écouter, cet album !
Sans vraiment savoir à quoi s’attendre et avant même d’écouter la playlist dominicale, on enfile le casque, prêt à se détendre. À la première écoute, on est déjà emballé par le son qui sort de ce nom, ou plutôt de cette géométrie : Alt-J, comme pour un raccourci clavier vers le Δ , ambiance ton monde d’une alternative douce et d’une indé légère. Pour les petits gars de Leeds, on mentionne “très bien” la section rythmique avec le choix des basses et des batteries, et on s’accroche au timbre du chanteur, à mi-voix entre The Tallest Man On Earth et José Gonzáles.
L’album défile, les mélodies se succèdent, les arrangements s’embellissent. On est musicalement conquis. En tendant l’oreille, on se retrouve parfois au pied de l’arc-en-ciel de Radiohead, parfois sous l’effet des reverbs des XX, voire dans la géométrie de Leaf House. Le tout sans pour autant calquer l’ensemble. Pas mal pour un premier (meilleur) album (de l’année ?) titré An Awesome Wave. Album qui risque de faire de belles vagues, sonores.
En voici un extrait, tel qu’on doit le découvrir : les quatre premiers titres, intro et interlude compris, ainsi que d’autres morceaux, à l’arraché, qui vous embarquerons peut-être dans un repeat infernal tout au long de l’été. Ou, au moins, dans une détente généralisée !
Δ – Intro
Δ – Interlude 1
Δ – Tessellate
Δ – Breezeblocks
Δ – Disslove Me
Δ – MS
Δ – Bloodflood





